Dans notre recherche d’histoires inspirantes, nous aimons aller à la rencontre de certaines des forces motrices derrière Mercier Van Lanschot.
Aujourd’hui, nous échangeons avec Bérénice Panichelli, Wealth Planner au sein de l’équipe Wealth Planning. Elle partage sa vision du métier, un parcours qui lui confère une lecture globale des enjeux patrimoniaux, ainsi que l’approche du département, fondée sur une collaboration étroite avec banquiers, avocats et notaires, au service du client.
Découvrez son regard sur la planification patrimoniale dans l’interview ci-dessous.
Bonjour, je suis Bérénice Panichelli. Je vis en périphérie bruxelloise avec ma fille de 9 ans, Elisa. Il y a un peu plus d’un an, et pour mon plus grand plaisir, j’ai rejoint Mercier Van Lanschot en tant que Wealth Planner pour les bureaux de Bruxelles et de Liège.
En dehors du travail, j’aime partager des moments avec ma fille, faire du sport et retrouver mes amis autour d’un brunch ou d’un dîner.
Au quotidien, mon rôle consiste à informer nos clients et nos banquiers des évolutions législatives liées à notre domaine, notamment à travers des articles, des formations internes et des conférences. Je rencontre également les clients afin de répondre à des questions ponctuelles dans des matières variées : donations, régimes matrimoniaux, successions ou fiscalité applicable à ces domaines et aux placements financiers. Dans certains cas, je les accompagne de manière plus globale.
Dans ce cadre, je suis aussi amenée à rédiger des documents spécifiques, tels que des pactes adjoints visant à qualifier juridiquement une donation.
En tant que Wealth Planner, nous accompagnons nos clients de manière ponctuelle ou globale, selon leurs besoins, tant sur le plan civil que fiscal. Notre rôle est de leur apporter des réponses claires, des solutions adaptées et, surtout, davantage de sérénité dans les grandes étapes de leur vie.
Les enjeux sont multiples. Nous évoluons dans un contexte marqué par une accélération des réformes législatives, souvent introduites dans une logique d’immédiateté. Dans notre domaine, notamment en fiscalité, les changements sont fréquents et parfois annoncés avant même leur adoption définitive, ce qui impose une grande prudence.
Dans cet environnement en constante évolution, il est essentiel d’analyser avec précision les mesures susceptibles d’être adoptées, d’anticiper leurs implications et, une fois votées, d’en expliquer clairement la portée.
Au-delà de cette dynamique législative, l’évolution des structures familiales constitue un enjeu majeur. Les réalités familiales sont de plus en plus diverses, alors que les législations civiles et fiscales ne les appréhendent pas toujours pleinement.
Certains liens familiaux ne bénéficient pas du traitement réservé à la ligne directe. C’est le cas, par exemple, des cohabitants ou des beaux-enfants, pour lesquels l’assimilation est soumise à des conditions spécifiques.
Notre travail est complémentaire de celui du notaire. Nous n’avons en aucun cas des compétences concurrentes. Le notaire apporte une vision notariale et veille à la solidité de l’acte dans son cadre réglementaire. De notre côté, nous apportons une lecture plus économique et patrimoniale, notamment en tenant compte des conséquences bancaires.
Cela est particulièrement important lors d’une donation d’instruments financiers. Certaines spécificités liées à ces actifs ne sont pas toujours visibles au moment de l’acte, mais apparaissent lors de sa mise en œuvre.
Lorsque nous intervenons en amont ou en coordination avec le notaire, nous pouvons enrichir l’analyse et contribuer à une exécution optimale.
À ce stade, notre rôle a surtout consisté à en clarifier le mécanisme. Présentée initialement comme une mesure simple, son application se révèle en pratique plus complexe.
Cette taxe a également des conséquences importantes en matière de planification patrimoniale, notamment lorsqu’elle génère une imposition sans perception de liquidités.
C’est le cas, par exemple, dans certaines structures démembrées entre usufruit et nue-propriété, où le nu-propriétaire peut être imposé sans percevoir le produit de la vente.
Ce contexte nous amène à repenser certaines structurations et à adapter nos solutions.
Cela implique un dialogue étroit avec les notaires, les avocats et autres spécialistes, dans une logique de complémentarité. Le développement de cette collaboration passe également par la rédaction d’articles spécialisés et la participation à des conférences, afin de renforcer notre visibilité et notre crédibilité.
Nous travaillons en étroite collaboration avec les banquiers privés et les gestionnaires afin d’assurer un accompagnement cohérent et personnalisé. Au-delà de la gestion des avoirs, nous adoptons une approche patrimoniale globale, dans laquelle chaque dimension du patrimoine mérite une attention particulière.
Nos approches sont donc différentes mais complémentaires, ce qui permet d’apporter une vision patrimoniale globale.
Concrètement, nous sommes présents au quotidien aux côtés des banquiers, afin de répondre de la manière la plus adaptée aux besoins des clients.
J’ai étudié le droit, le notariat et la fiscalité (petit clin d’œil à mon parcours : lors de mon master à Solvay, j’ai eu la chance d’avoir comme professeur mon actuel manager, Charles Kesteloot).
J’ai débuté ma carrière comme avocate au Barreau de Bruxelles, en droit patrimonial de la famille, où je travaillais notamment sur des situations de succession et de divorce.
Après quelques années, j’ai souhaité rééquilibrer ma vie professionnelle et ma vie privée afin de fonder ma famille. J’ai donc quitté le Barreau en 2015 pour rejoindre le monde notarial. Ma fille, Elisa, est née en 2017 et reste aujourd’hui mon plus grand bonheur. Le notariat était une expérience particulièrement enrichissante, où j’avais l’impression de me retrouver de l’autre côté de la pièce. Mais la dimension de conseil et l’accompagnement des clients me manquaient, ce qui m’a conduite à rejoindre le secteur bancaire en 2022, chez Degroof Petercam.
J’ai rejoint Mercier Van Lanschot en mai 2025, convaincue par la qualité de sa clientèle et l’excellence de ses dossiers.
Aujourd’hui, j’ai le sentiment d’avoir trouvé un équilibre entre ces différents univers, sans leurs contraintes respectives. Ici je combine au quotidien l’humain, les échanges, l’exécution, etc.
La qualité et la diversité des dossiers constituent un atout majeur. Aucune journée ne se ressemble, ce qui rend la fonction particulièrement stimulante.
Au-delà de l’intérêt intellectuel, c’est aussi la dimension humaine qui donne tout son sens au métier. Nous accompagnons nos clients à des moments clés de leur vie, parfois déterminants. Pouvoir leur apporter de la sérénité dans ces étapes est, sans aucun doute, ma plus grande source de satisfaction.
Plusieurs qualités sont indispensables :
Le droit évolue en permanence et impose une veille constante. Ceci nous pousse constamment à se renseigner : à lire, rechercher et s’intéresser à beaucoup de sujet divers et variés. L’apprentissage n’est jamais terminé.
La qualité d’écoute et la dimension humaine : notre mission consiste avant tout à apporter de la sérénité à nos clients. Cela suppose une écoute attentive, une compréhension fine de leurs préoccupations et une approche empreinte de bienveillance. Plus je connais mon client, plus je suis en mesure de lui proposer des solutions adaptées.
Dans un environnement juridique et fiscal de plus en plus technique, il est essentiel de pouvoir rendre accessibles des matières complexes. Permettre au client de comprendre les enjeux qui le concernent est une condition indispensable à une prise de décision éclairée et sereine.
Pour trouver la solution adéquate dans certaines situations, la créativité est essentielle. C’est l’un des aspects de ma profession qui me réjouit le plus.
Merci Bérénice pour cet échange enrichissant !